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Coup de projecteur : garantir à l’Afrique les bénéfices du traité sur la haute mer

L’ISS aide les gouvernements africains à mettre en œuvre le traité BBNJ et à tirer parti de son potentiel de développement.

Les océans sont essentiels pour la santé de la planète et le bien-être des humains ; les écosystèmes marins, eux, fournissent des aliments à des millions de personnes. Or, les océans dont dépend l’Afrique sont menacés, notamment par le changement climatique, la pollution, la perte de la biodiversité, la surpêche et l’exploitation minière des grands fonds marins. Ces pressions sont particulièrement fortes dans de vastes zones au-delà de la juridiction nationale, où les espaces océaniques ont historiquement été mal réglementés.

Le nouveau traité sur la conservation et l’exploitation durables de la biodiversité marine des zones au-delà de la juridiction nationale (BBNJ) régit les espaces situés en haute mer ainsi que les fonds marins internationaux au-delà des eaux territoriales. Il vise à préserver la biodiversité par la création d’aires marines protégées, des études d’impact environnemental et un partage équitable des bénéfices tirés des ressources génétiques marines.

En droite ligne de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), le traité BBNJ s’applique à environ deux tiers des océans et à plus de 40 % de la surface de la planète.

Chercheur spécialiste de questions maritimes et climatiques à l’Institut d’études de sécurité (ISS), David Willima collabore avec des gouvernements africains, leur permettant de contribuer au traité BBNJ et d’en tirer parti. Il a été détaché auprès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) afin d’aider à mettre en œuvre ledit traité, entré en vigueur en janvier 2026, qui comble d’importantes lacunes en matière de gouvernance et de réglementation.

« L’ISS aidera l’Afrique à jouer un rôle effectif dans la mise en œuvre du traité BBNJ », déclare Thembile Elphus Joyini, juge au Tribunal international du droit de la mer. « L’ISS est une institution respectée et influente, avec laquelle nous collaborons depuis 2022 », ajoute-t-il.

Fort de ses 38 États côtiers, l’Afrique joue un rôle crucial dans la mise en place de la gouvernance mondiale des océans. La mise en œuvre du traité BBNJ serait hautement bénéfique pour les pays africains. Or, seuls les États l’ayant ratifié ont pleinement accès à ses mécanismes financiers, au renforcement des capacités, au transfert de technologies et aux gains tirés de ressources génétiques marines.

« Fort de sa collaboration à long terme avec le programme de sécurité des mers et des océans de l’Union africaine, l’ISS s’illustre comme l’un des partenaires les plus sûrs en matière de gouvernance des océans », affirme Barkha Mossaë, responsable de l’économie bleue régénératrice au sein du Programme de résilience côtière et océanique du bureau régional de l’UICN pour l’Afrique de l’Est et australe.

« Les recherches de l’ISS sont contextualisées, objectives, fondées sur des données probantes et impartiales. Son expérience, son expertise et ses contacts permettront d’améliorer la contribution de l’Afrique à la gouvernance mondiale des océans et d’assurer à tous les Africains des avantages sur le long terme. »

Le partenariat ISS-UICN forge des politiques nationales et internationales de gouvernance des océans

Willima travaille sur le traité BBNJ depuis 2022. Son détachement auprès de l’UICN témoigne de la capacité de l’ISS à œuvrer aux politiques nationales et internationales relatives à la gouvernance des océans, à la sécurité maritime et au changement climatique.

Il aidera les États africains à décrypter le traité, ses obligations et ses avantages, ainsi que son alignement sur les cadres existants en matière de gouvernance des océans, tels que les conventions de Nairobi et d’Abidjan. Willima démontrera aux décideurs et responsables politiques comment la ratification de ce traité sert les intérêts sécuritaires, économiques et écologiques de l’Afrique.

Il assistera notamment les pays dans l’harmonisation de leurs lois et règlements avec le traité BBNJ, de concert avec des think tanks politiques, des universitaires, des groupes de jeunes, des communautés côtières et des acteurs indigènes.

Par ailleurs, son détachement illustre la profondeur et la durabilité du partenariat institutionnel entre l’UICN et l’ISS, fruit d’années de collaboration en matière de gouvernance des océans. Plus récemment, ce partenariat a permis d’influencer et d’appuyer l’élaboration et la mise en œuvre du traité BBNJ.

« Les océans d’Afrique constituent un vaste potentiel de développement inexploité », affirme Willima. « Le traité BBNJ est une occasion concrète de transformer ce potentiel en avantages pérennes. Le continent étant affecté de manière disproportionnée par le changement climatique et la pêche illégale, une plus grande implication de l’Afrique est cruciale pour la mise en œuvre  de cet accord. »

« Les États africains peuvent mieux sauvegarder leurs écosystèmes marins et leurs ressources océaniques, en tirant parti de la contribution de longue date de l’Afrique à la CNUDM ainsi que de son héritage plus global en matière de leadership dans la gouvernance des océans. »

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

David Willima, ISS : [email protected]

Partenaires de développement
L’ISS tient à remercier les membres du Forum de partenariat de l’Institut, notamment la Fondation Hanns Seidel, l’Open Society Foundations, l’Union européenne, ainsi que les gouvernements du Danemark, de l’Irlande, de la Norvège, des Pays-Bas et de la Suède.
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