Raoul Sumo Tayo

Convergence criminelle sur la côte du Cameroun

Ce rapport examine les tendances actuelles et émergentes de la piraterie maritime, ainsi que les flux d’activités criminelles associés au Cameroun.

La piraterie maritime représente aujourd’hui l’une des menaces sécuritaires les plus importantes dans le golfe de Guinée, en particulier au Cameroun. Cette région se classe actuellement au deuxième rang mondial des zones les plus touchées, après l’Asie de l’Est et du Sud-Est. Le rapport dresse un état des lieux des dynamiques récentes et émergentes de la piraterie maritime, ainsi que des flux criminels liés au Cameroun. Il retrace l’évolution des statistiques des attaques le long et au large de la côte camerounaise, tout en décrivant les modes opératoires des individus communément appelés « pirates ».


Le rapport analyse la temporalité des attaques, examine les processus de mise en œuvre et identifie les itinéraires et les cibles. Il s’intéresse également aux autres activités criminelles qui sous-tendent la résilience des groupes pirates, notamment les prises d’otages et l’extorsion. La typologie des cibles – civiles, militaires et administratives – influe sur les modes opératoires des preneurs d’otages, aussi bien en mer que dans les criques isolées.


A propos de l’auteur


Raoul Sumo Tayo est chercheur principal sur l’Afrique centrale à l’Observatoire d’Afrique centrale sur la criminalité organisée et la violence. Il était auparavant chercheur principal pour le projet ENACT basé à Yaoundé, au Cameroun, au sein de l’Institute for Security Studies (ISS), qu’il a rejoint en juin 2024. Il a également travaillé pour le Small Arms Survey, le Centre d’Études et de Recherche en Paix, Sécurité et Intégration (CERPSI), l’Université de Maroua et le Centre d’études stratégiques et des innovations de Yaoundé. Sumo Tayo a étudié la sociologie à l’Université de Liège et l’histoire des relations internationales à l’Université de Yaoundé I, où il a obtenu son doctorat en 2017.

Partenaires de développement
L’ISS tient à remercier les membres du Forum de partenariat de l’Institut, notamment la Fondation Hanns Seidel, l’Open Society Foundations, l’Union européenne, ainsi que les gouvernements du Danemark, de l’Irlande, de la Norvège, des Pays-Bas et de la Suède.
Contenu lié