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Tromperie numérique : les escroqueries à l'emploi en ligne et la cybercriminalité au Cameroun et au Tchad

De fausses offres d'emploi exploitent la détresse des jeunes, menant parfois à la traite des êtres humains à l'étranger.

Les cybercriminels exploitent l'essor rapide du numérique au Cameroun et au Tchad pour escroquer de jeunes chercheurs d'emploi au moyen de fausses offres diffusées sur WhatsApp et Facebook. Au Cameroun, les escrocs mettent en œuvre des stratagèmes sophistiqués, notamment de faux programmes gouvernementaux et de fausses offres de migration, tandis qu'au Tchad, la connectivité plus faible pousse les fraudeurs vers l'hameçonnage par SMS et les appels vocaux ciblant des communautés économiquement vulnérables. Les victimes perdent leurs économies dans des fraudes aux frais anticipés et, dans les cas les plus graves, sont victimes de traite vers l'étranger à des fins de travail forcé ou d'exploitation sexuelle. Des lois obsolètes, des services de police sous-dotés et des plateformes de réseaux sociaux peu responsabilisées laissent les criminels largement impunis, renforçant les liens entre la cybercriminalité, les déplacements forcés liés aux conflits et les migrations irrégulières dans la région.


À propos de l'auteur

Ado Adamou Abba Ari est professeur à l'Université de Garoua, au Cameroun, spécialisé en réseaux intelligents et en cybersécurité. Il est consultant indépendant pour le Central Africa Observatory on Organized Crime and Violence (Observatoire de l'Afrique centrale sur la criminalité organisée et la violence).

Partenaires de développement
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