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Coup de projecteur : Aider la CEI à protéger les élections locales en Afrique du Sud

Les autorités électorales ont adopté un outil de l’ISS qui permet de suivre les manifestations et les violences avant les élections municipales de novembre.

L’outil en accès libre Protest and Public Violence Monitor de l’Institut d’études sur la sécurité (ISS) fait partie de Hub Criminalité de l’ISS. Il cartographie toutes les formes de contestations depuis 2013, à partir de données provenant de plus d’une centaine de sources d’information comme les actualités, les syndicats, les partis politiques et les universités.

Un partenariat de partage de données entre l’ISS et la Commission électorale indépendante (CEI) de l’Afrique du Sud permet désormais à cette dernière de recenser en temps réel les manifestations et les violences liées aux élections. L’outil repose sur la base de données unique qu’a développée l’ISS. Il permet de recenser et d’évaluer les incidents survenant pendant la campagne électorale, la phase d’inscription des électeurs ou le scrutin qui est prévu le 4 novembre.

« L’accès aux tendances historiques des troubles, combiné à des reportages en direct depuis les points chauds des manifestations, aidera la CEI à garantir le bon déroulement des élections, de l’inscription des électeurs à la participation du public au scrutin », explique Lizette Lancaster, responsable du programme Justice et prévention de la violence à l’ISS.

En partageant des informations et des analyses sur les manifestations, sur les perturbations des processus électoraux et sur la violence publique, nous aidons la CEI à mieux comprendre la dynamique des incidents susceptibles d’entraver le scrutin. »

Lindelani Mulaudzi, de l’ISS, collabore avec les coordinateurs chargés de la résolution des conflits

Lindelani Mulaudzi, consultant à l’ISS, apporte son soutien à la CEI en tant que coordinateur national de la résolution des conflits. Il travaille avec les coordinateurs provinciaux et de district chargés de la résolution des conflits, venant de huit métropoles, 44 districts et 205 communes réparties dans les neuf provinces. Leur rôle consiste à détecter, à arbitrer et à résoudre les litiges, à surveiller les signes avant-coureurs et à favoriser une campagne électorale pacifique et légale.

Ils sont formés à l’utilisation de l’outil de suivi, à la détection précoce des risques et aux interventions rapides visant à préserver la légitimité électorale. Les coordinateurs apprennent à cartographier les zones à risque et à identifier les tensions politiques, à surveiller les signes annonciateurs, à encourager les partis à s’engager en faveur de la non-violence et d’une campagne électorale respectueuse de la loi, ainsi qu’à nouer des relations avec les chefs traditionnels, les communautés, les instances chargées du maintien de l’ordre et d’autres parties prenantes.

Ils ont appris à reconnaître les facteurs susceptibles de déclencher des troubles, notamment la rivalité entre les partis politiques, la propagation rapide de fausses informations, les différends concernant les candidats ou les résultats électoraux, les frustrations des communautés liées à la prestation des services publics et les retards dans les bureaux de vote.

« Identifier les causes de la violence est l’outil le plus efficace pour prévenir les conflits, explique Lindelani. L’expérience de l’ISS en matière de manifestations et d’élections et ses capacités de collecte et d’analyse de données, associées à une formation technique, contribuent à protéger l’intégrité et la sécurité du scrutin sud-africain. »

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Lizette Lancaster, ISS : [email protected]

Partenaires de développement
L’ISS tient à remercier les membres du Forum des partenaires de l’Institut, notamment la Fondation Hanns Seidel, l’Open Society Foundations, l’Union européenne, ainsi que les gouvernements du Danemark, de l’Irlande, de la Norvège, des Pays-Bas et de la Suède.