Dans le bassin du lac Tchad, le système financier informel (connu sous le nom de « hawala »),
qui échappe au contrôle bancaire officiel, est particulièrement sensible aux transactions
illicites et attire l’intérêt des organisations terroristes. Dans le but de contribuer à la recherche
sur la criminalité financière, la présente étude analyse le fonctionnement de ce système, ses
liens avec les réseaux criminels et les difficultés des autorités à faire appliquer les règles. Elle
formule ensuite des propositions pour améliorer la réglementation financière et empêcher
son détournement par les organisations criminelles.
A propos des auteurs
Oluwole Ojewale est coordonnateur de l’Observatoire régional du crime organisé
en Afrique centrale d’ENACT auprès de l’Institut d’études de sécurité (ISS) de Dakar,
au Sénégal. Ses recherches portent sur la criminalité organisée transnationale, la
gouvernance urbaine, la sécurité, les conflits et la résilience en Afrique. Il a effectué
plusieurs études et consultations auprès des parties prenantes au Cameroun, en
République démocratique du Congo, au Gabon, au Mali, au Niger, au Nigéria, en
République du Congo, à São Tomé-et-Príncipe et au Sénégal.
Raoul Sumo Tayo est chercheur principal au sein du programme ENACT. Il est basé
à Yaoundé au Cameroun. Avant de rejoindre l’ISS, il a travaillé pour Small Arms
Surveys, le Center for Peace, Security and Integration Studies, l’Université de Maroua
et le Centre for Strategic Studies and Innovations. Les domaines de recherche
de Raoul touchent aux frontières, à la contre-insurrection, à l’autodéfense et aux
menaces criminelles contemporaines.
Image : ISS